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CARNET DE VOYAGE ...
... Delta du Sine Saloum, à bride abattue !
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Le Sine Saloum, situé entre Dakar et la Gambie, rassemble
des paysages où terre, ciel et mer se marrient. Sa
flore variée et ses oiseaux colorés, pélicans,
flamants roses et autres hérons vous enchanteront.
Le cheval y reste omniprésent, que ce soit pour se
déplacer, pour porter des charges ou pour les travaux
des champs.
La randonnée présentée ici s'est déroulée
mi-janvier 2003, avec un groupe de cinq personnes : Cindy,
Laurence, Sylvie, Pierre et Arnaud.
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| DESCRIPTION |
Jour 5 : traversée de la mangrove
Une fois les toubabs à Doudou rassemblés et prêts, nous nous
dirigeons vers l'école du village voisin.
Nous sommes accueillis par l'institutrice et une nuée d’enfants. Pendant
que nous assistons à une démonstration de cours organisée à notre intention,
nous dégustons les sorbets au bissap que l'on nous a généreusement offert.
Nous faisons un crochet vers le centre d'artisanat du village, où ceux qui le
souhaitent peuvent acheter divers objets ou textiles, ce dont personne ne se prive. La matinée
est bien entamée et il faut presser le pas. C'est donc au trot que nous achevons de traverser le
village. Nous passons au galop dès les dernières maisons, en suivant un sentier dans un
premier temps puis sur les tanns.
Nous ne tardons pas à arriver à proximité d'une
mangrove. Doudou nous prévient : si nous avons des objets craignant l’eau dans nos fontes, mieux
vaut les enlever. Nous nous engageons avec précaution dans l'eau, en nous dirigeant vers un passage
qui se laisse à peine deviner au milieu des palétuviers. Le niveau de l'eau monte petit à
petit et bientôt, malgré nos efforts, nous n'avons plus d'autre choix que d'accepter d'avoir
les pieds et les jambes mouillés. Rafraîchissant. L'air chaud et sec et les grands galops que
nous ne manquons pas de prendre dès la sortie de l'eau nous sèchent rapidement.
Le repas est pris une nouvelle fois à l'ombre d'un baobab, dans la savane, à
proximité de quelques cases isolées.
Cet après-midi est vraiment très chaud. Dès que nous atteignons les
tanns, Doudou nous emmène dans un grand galop. De l'air, ouf. Nous nous interrompons pour laisser
passer un grand troupeau de zébus, mais ce n'est que pour mieux repartir ensuite. Nous finissons
par repasser à un rythme plus sage pour laisser les chevaux souffler.
Petit à petit nous nous
approchons de l'océan, et le vent nous rafraîchit agréablement. Dès la petite
dune qui borde les tanns passée, nous découvrons une plage qui se déroule à
perte de vue. Un espace infini pour galoper, sans un toubab en train de rôtir dessus ! L'invitation est
tentante, nous n'y résistons pas. Chevaux et cavaliers s'élancent. Nous alternons ainsi les
temps de galop et les temps de pas, pendant lesquels nos petits barbes nous font énergiquement
comprendre qu'ils ne demandent qu'à repartir !
Nous atteignons rapidement le but de cette étape : un campement appelé le Yokam.
Ce campement est composé de quelques cases spacieuses, certaines de plain-pied et certaines sur pilotis.
Chaque case est équipée de toilettes et de douches (alimentées par un bidon perché
sur chaque case, l'eau est donc chaude en fin de journée). L'endroit est magnifique et très calme,
et l’accueil excellent . Le seul bruit est celui de l'océan.
Nous dessellons les chevaux et partons
enfiler nos maillots de bain. Destination, la plage, avec les chevaux que nous montons à cru. Hommes
et bêtes prennent un bain bien mérité dans une eau à la température
accueillante.
L'heure du dîner arrive finalement et c'est avec un grand appétit que nous
passons à table. Heureusement, car le repas est particulièrement copieux : soupe de
coquillages en entrée, énorme plat de mulets pour poursuivre, accompagné d'un non
moins grand plat de poissons grillés variés : capitaine, carpe rouge, ... Succulent !
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