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CARNET DE VOYAGE ...
... Delta du Sine Saloum, à bride abattue !
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Le Sine Saloum, situé entre Dakar et la Gambie, rassemble
des paysages où terre, ciel et mer se marrient. Sa
flore variée et ses oiseaux colorés, pélicans,
flamants roses et autres hérons vous enchanteront.
Le cheval y reste omniprésent, que ce soit pour se
déplacer, pour porter des charges ou pour les travaux
des champs.
La randonnée présentée ici s'est déroulée
mi-janvier 2003, avec un groupe de cinq personnes : Cindy,
Laurence, Sylvie, Pierre et Arnaud.
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| DESCRIPTION |
Jour 4 : un village attachant
Nous prenons notre petit déjeuner en écoutant les soeurs chanter.
C’est le début d’une des journées les plus mémorables de cette
randonnée. Après avoir traversé un petit bois d’acacias, nos pas nous amènent
dans la savane à proximité d’un village de nomades.
Nos profitons de l’espace dégagé pour nous lancer dans un petit trot qui nous
amène rapidement vers des sentiers de terre. Il est temps de passer au galop, et nous entendons bien
en profiter largement.
A ce rythme, nous ne tardons pas à arriver à notre première escale de la
journée : un petit village où vivent des familles Peuhls et Sérères.
Ses habitants nous le font visiter puis invitent les femmes de notre groupe à piller le mil.
Les femmes sénégalaises nous font ensuite une démonstration de danse
africaine, formant avec leur postérieur un impressionnant ventilateur, et convient Cindy et Sylvie
à en faire de même. Tout cela se passe dans une ambiance très détendue, dans de
grands éclats de rires. Il y a une grande complicité et il est clair que tout le monde profite
pleinement de ce moment privilégié.
Il est temps de repartir, non sans avoir goûté au couscous au lait caillé,
que chacun apprécie diversement, et observé la récolte de quelques racines comestibles.
Quelques galops plus loin, nous atteignons notre point de rendez-vous du déjeuner.
Nouveau repas exquis, nouvelle sieste, entrecoupée de démonstrations des talents de jongleuse
de Cindy et de verres de thé à la menthe.
Il est l’heure de se remettre en selle. La savane laisse la place aux tanns, sur lesquels
nous nous lançons au galop. Nous ne tardons pas à arriver près d’un gigantesque
séchoir à poissons. Doudou nous explique que c’est de là que partent les exportations
de poissons vers les autres pays africains. La vue et l’odeur sont spectaculaires !
Nous poursuivons. Le tann laisse la place aux bolongs. Nous sommes à la saison
sèche et il y a peu d’eau. Nous devons faire attention aux nombreux trous mais nous ne pouvons nous
empêcher d’observer les innombrables crabes qui vivent dans cet écosystème.
Nous approchons du deuxième temps fort de cette riche journée :
l’île de Fadiouth.
Nous abandonnons les chevaux le temps d’une visite qui nous emmènera au
cimetière de coquillages, puis à l’île elle même. Le temps de prendre un
rafraîchissement - qui nous amène à rencontrer un Sérère un peu extravagant
(zoum-zoum aidant), germanophile et très accueillant - et de faire quelques achats et nous repartons.
L’approche des tanns nous donne l’occasion de nous lancer dans de derniers grands galops
pour la journée. Puis ils laissent la place à la savane. Nous approchons de notre but :
le campement de Ndiak.
L’accueil est des plus chaleureux. Après une douche sommaire (une bassine et un
récipient) mais des plus agréables et appréciable après cette longue et chaude
journée, il est temps de passer au dîner. C’est dehors, sous un ciel particulièrement
dégagé et étoilé, mais dans le noir complet pour cause d’attaque d’insectes,
que nous apprécions les crudités et l’inévitable poisson.
Le reste de la soirée va se passer autour du feu de camp, à boire du
thé à la menthe ou du zoum-zoum, et à écouter Ndiak raconter les légendes
et les coutumes de son pays.
Au fur et à mesure que la nuit s’avance, nous réintégrons nos cases pour
dormir. Cette nuit sera pourtant un peu agitée : Fifille parvient à se libérer et
va s’amuser aux dépends de Flop qui n’en peut mais. Une intervention de Doudou et Idi met fin à
cette escapade et la nuit se passe sans autre incident, ponctuée seulement des braiments d’un
âne particulièrement en voix.
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