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CARNET DE VOYAGE ...
... Delta du Sine Saloum, à bride abattue !
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Le Sine Saloum, situé entre Dakar et la Gambie, rassemble
des paysages où terre, ciel et mer se marrient. Sa
flore variée et ses oiseaux colorés, pélicans,
flamants roses et autres hérons vous enchanteront.
Le cheval y reste omniprésent, que ce soit pour se
déplacer, pour porter des charges ou pour les travaux
des champs.
La randonnée présentée ici s'est déroulée
mi-janvier 2003, avec un groupe de cinq personnes : Cindy,
Laurence, Sylvie, Pierre et Arnaud.
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| DESCRIPTION |
Jours 1 et 2 : l'arrivée et le premier jour de
randonnée
Nous arrivons à Dakar vers 3h du matin, où nous sommes accueillis par
Doudou et un chauffeur. Le trajet vers la ferme équestre se fait
entre somnolence et enchantement devant le paysage qui se laisse deviner malgré la nuit.
L'arrivée se fait à 6h. Après un premier contact rapide avec les chevaux,
on nous présente nos cases respectives. Une bonne nouvelle : nous pouvons dormir, le départ
de la randonnée devant se faire vers 15h.
Nous sommes réveillés quelques heures plus tard par le bruit du vent dans les
feuilles de palmier qui forment la toiture de la case. Ce bruit ressemble étrangement à de la pluie.
Inquiétude puis rapide soulagement : le temps est magnifique et la seule eau qui coule est celle
utilisée par les palefreniers pour doucher les chevaux.
C'est l'occasion de faire connaissance avec eux. Les juments, c'est à dire Saida,
Yassine, Anta, Fifille et Princesse sont attachées d'un côté. Les étalons, dont
Flop et Versailles, sont isolés. Un âne va de l'un à l'autre et prend un malin plaisir à
les embêter.
Après un petit déjeuner copieux pris sous le kiosque, la matinée se passe à faire
connaissance avec les différents membres du groupe et avec Doudou et son équipe. Nous profitons
également de la propriété pour commencer à découvrir la flore du Sénégal et ses magnifiques
oiseaux colorés.
L'heure du repas arrive rapidement. Daba, la cuisinière, nous sert un très bon
déjeuner. La nourriture tout au long du séjour sera excellente, y compris les midis
où nous mangerons toujours des plats préparés.
Après une sieste rapide, nous procédons à la répartition des chevaux (des petits
barbes appelés communément mbayar) et c'est le départ.
Ils sont manifestement contents de sortir et on sent qu'ils
ont hâte de se dégourdir les jambes. Très vite, nous rejoignons une grande étendue de sable
et c'est le premier galop. Les chevaux partent à bride abattue. Ils se révèlent tout à la fois
rapides, confortables et très sûrs. Après une courte halte le temps de récupérer un peu et de
ramasser divers objets perdus, nous remettons ça.
A ce rythme, nous ne tardons pas à arriver près de la fameuse termitière
où nous nous attardons le temps de prendre quelques photos. Nous aurons l'occasion de
voir de nombreuses termitières spectaculaires au cours de notre voyage, dont certaines au coeur
même des arbres.
Au même moment, un petit drame s'est joué : Saida,
la jument de Doudou, s'est blessée pendant le dernier galop
et boîte fortement. Après l'avoir longuement massée,
Doudou décide de poursuivre à pieds. C'est donc au
pas que nous continuons la promenade, en surveillant avec anxiété
les progrès de la jument.
Chaque halte est l'occasion de la masser et chaque point d'eau est mis à profit pour
la doucher. Petit à petit, son état s'améliore.
Pendant ce temps, nous avons rencontré des paysages variés allant d'une forêt
aux étendues de sable, en passant par la savane.
Nous passons dans un village puis nous arrivons au bord
d'un bras de mer qu'il nous faut franchir. Saida boîte moins,
Doudou peut remonter, mais en restant prudemment au pas.
Après avoir traversé un dernier village, annoncés par un tambour et suivis
par une foule d'enfants nous criant "Toubabs, cadeaux !", nous touchons au but de cette première
journée : un village de cases de style Peuhl pour toubabs (touristes) sis au bord de l'eau.
Les cases sont confortables, en feuilles de palmiers tressées,
avec un sol en dur (à base de coquillages), et sont éclairées par une lampe à
pétrole.
Le temps de se prendre une douche pleinement appréciée et nous pouvons passer au dîner,
que nous prenons dehors, au bord de l'eau et sous les étoiles. Au menu : crevettes et
beignets de poissons. Succulent.
Cette première journée touche à sa fin. Il est temps de prendre un repos
réparateur, non sans aller rendre une dernière visite aux chevaux.
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