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CARNET DE VOYAGE ...
... Week End Pascal dans le Jura |
Le temps du week-end Pascal, le Jura nous a été dévoilé
par un guide passionné et sa famille. C'est à
cheval que nous sommes partis à sa découverte,
longeant les lacs, traversant les prairies, franchissant les
combes et grimpant les montagnes, profitant du paysage et
regardant la nature se réveiller.
C'est donc à l'un d'entre eux, Farouk, que nous laissons
la parole pour vous raconter ce voyage.
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| DESCRIPTION |
Nous autres équidés nous contentons de notre pré.
Nous ne pouvons donc guère parler en détail des soirées et des
gîtes qui hébergent les cavaliers, seulement rapporter les ragots et les ouïs
dire d’après leurs discussions du lendemain.
Selon les liens qui se créent entre les cavaliers lors de ces soirées, notre
place change dans le troupeau , c’est ainsi, que le premier jour, nous nous suivons docilement
les uns derrière les autres, puis au fil des jours, nous naviguons d’un compagnon à un autre pour que nos bipèdes puissent se raconter des histoires que nous écoutons d’une oreille distraite. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il me semble qu’ils parlent souvent de nous ou d’autres compatriotes qui vivent en France ou à l’étranger : récits de folles galopades en bord de mer, déserts de sable ou de neige…..
Le soir, il est parfois question de choses comestibles comme du
kouglopf ou autres gâteaux, arrosés de boissons diverses.
J’aimerais goûter toutes ces choses un jour. Diego, lui me
dit qu’il se sent plus attiré par leur boisson qui fait des
bulles et tourne la tête.
J’entend aussi parler de douches bienfaisantes. Il faut reconnaître que nos cavaliers
sont plus présentables lorsqu’ils viennent nous rendre visite le soir dans notre
pré. Généralement, ils portent des boîtiers noirs qui provoquent
de temps à autres un éclair de lumière. Comme ça ne se mange
visiblement pas, nous préférons largement continuer à brouter, et tant
pis pour les gestes visiblement destinés à attirer notre attention. Nous savons
bien que dans ces cas là les bipèdes ne cherchent par à monter sur notre
dos. Un bipède propre ne se risquerait pas à se salir (vieux proverbe
équin : " A bipède propre du soir, cheval en paix ").
Il semble évident que nos compagnons temporaires apprécient autant leur repas
que nous le notre. Ils évoquent des produits frais du jardin ou de producteurs locaux,
ou encore des fromages produits de façon artisanale, dont ils vont également
faire provision à la fromagerie du village.
Mais parfois je me demande s’ils n’ont pas des hallucinations.
Par exemple lorsqu’ils parlent d’un chien aussi grand qu’un poney
qui vient s’installer sur une chaise. Je voudrais voir leur tête
si je m’y essayais un jour.

Dans le pré, on murmure qu’une certaine grole ne serait
pas étrangère à leur état …
Diego dont la jeunesse dissolue a laissé quelques traces
pense se souvenir de la recette de cette dernière. Je lui
laisse donc la parole.
"Avant utilisation, remplir la grolle avec du marc de café
et laisser macérer 24 heures. Pour 4 bipèdes normalement
constitués, il faut : 4 tasses de café très
chaud, 8 cuillères à café de sucre en poudre,
au moins 4 petits verre d'eau de vie (pour moi, double dose, SVP)
et de l'écorce d'orange et de citron. Verser le tout dans
la grolle, arroser d'eau de vie et enflammer !"
Merci Diego. J'ajouterai toutefois : "L'abus d'alcool est
dangereux pour la santé, à consommer avec modération
...".
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